Abstention 2012 : Entretien avec Vincent Vauclin

  • D’où vient l’idée pour une telle mobilisation ?

Le paysage politique Français est intégralement verrouillé.
Derrière l’illusion du multipartisme, nous faisons face à une pensée unique à laquelle souscrivent la quasi-totalité des candidats à l’élection présidentielle. Cette idéologie, au pouvoir depuis plus de 40 ans, va à l’opposé des principes fondamentaux de notre nation, et de la civilisation.
Les différences entre les partis majoritaires ne sont que de degrés, non de nature. Tous défendent le capitalisme, le mondialisme, et l’idéologie moderne que nous combattons.

Nous ne pouvons pas cautionner ce système politique dévoyé, mais entendons plutôt le dynamiter ! Nous entrons alors en dissidence, c’est-à-dire dans un processus pré-révolutionnaire qui vise à délégitimer la domination oligarchique.
L’enjeu le plus central est donc, à mon sens, celui de la légitimité. C’est cette « guerre de légitimité » que nous entendons mener, tant sur le plan économique que sur le plan politique, et par laquelle nous cessons purement et simplement de participer au processus de domination que nous dénonçons. C’est une question de cohérence tactique, mais c’est aussi un positionnement moral.

  • Qu’est-ce que l’abstentionnisme peut changer ?

A très court terme, les chances de changements sont minces.
Mais semaines après semaines, mois après mois, l’apparente légitimité du pouvoir s’érode. Et de ce point de vue, l’abstention participe à dévoiler cette domination, à la faire apparaître pour ce qu’elle est, dans sa nudité abjecte débarrassée de ses oripeaux démocratiques. C’est là l’enjeu central : les « citoyens » ont pris l’habitude de nommer « république » un régime qui en est l’antithèse.
Brecht disait que « la provocation est une façon de remettre la réalité sur ses pieds », et l’abstention, d’une certaine façon, est une forme de provocation politique qui, en sortant des schémas de pensée imposés, court-circuite le processus de domination.

  • Quelle est l’ampleur de cet abstentionnisme ?

L’abstention a atteint un niveau historique en France, signifiant ainsi à ceux qui en doutaient la profonde crise dans laquelle s’enfoncent ces institutions, dans lesquelles plus personne ne croit.
Voici quelque chiffres qui parlent d’eux-même : aux élections européennes de 2009, l’abstention fut de 59,4% ; aux élections régionales de 2010, elle fut de 53,7% ; et aux élections cantonales de 2011, elle fut de 56%.
Le cas de l’élection présidentielle est cependant particulier, la mobilisation électorale y étant généralement élevée. Mais le plus important n’est pas tant le taux de cette abstention, que les motivations qui la sous-tendent. L’abstention est généralement associé à un désintérêt pour les questions politiques. Par notre action, nous entendons au contraire mettre en avant un véritable positionnement politique dissident, revendiqué et cohérent.

  • Quelle alternative proposez-vous au vote et au système actuel ?

Diverses solutions sont avancées pour en finir avec cette domination.
La question fondamentale, à mes yeux, est institutionnelle : c’est le mode de gouvernement en lui-même qui doit être repensé. Nous défendons ainsi la reconnaissance du vote blanc, du référendum d’initiative populaire, et la réalisation d’une véritable démocratie à l’échelon local (communal ou cantonal) sur le modèle suisse par exemple. Le processus électif en lui-même doit être remis en cause : pourquoi les citoyens devraient-ils élirent des représentants pour plusieurs années, sans les connaître, ni avoir de quelconques outils pour vérifier la réalisation de leurs promesses, et les révoquer en cas d’échec ?
Sur ce point, je partage les idées que développe brillamment Etienne Chouard sur le tirage au sort (également désigné sous le terme de « clérocratie »). C’est un système de désignation de représentants selon les principes inspirés de la démocratie athénienne, et qui me semble être une alternative particulièrement intéressante à l’élection, puisqu’il constitue un rempart institutionnalisé contre toute dérive oligarchique.

  • Si vous étiez élu président demain, quel seraient les premiers trois changements que vous entreprendriez ?

Par définition, le système politique Français est verrouillé. Il serait absolument illusoire de croire qu’une quelconque alternative pourrait émaner « légalement » de ce système, en particulier via l’élection présidentielle.

Mais si je devais entreprendre trois changement majeurs et immédiats, ils seraient tous subordonnés à l’exigence d’un retour à une souveraineté Française intégrale : sur le plan politique, par la sortie de l’Union Européenne (application de l’article 50 du Traité de Lisbonne) et de l’euro ; sur le plan économique, par l’abrogation de la Loi du 3 Janvier 1973 relative à la création monétaire (reprise maintenant dans le Traité de Maastricht, article 104 ; et dans le Traité de Lisbonne, article 123) ; et sur le plan militaire, par le retrait de la France de l’OTAN, et donc du commandement intégré de cette organisation (ce qui impliquerait de fait la fin de l’ensemble de nos opérations extérieures sous mandat de l’OTAN, notamment en Afghanistan).

  • Est-ce que vous préparez des actions pour partager vous idées et pour inciter les gens à ne pas voter ?

Notre campagne « Abstention 2012 » vise précisément à soutenir cet élan abstentionniste, et à en diffuser les principes sur internet comme sur le terrain.
Plusieurs idées sont discutées, tel que l’occupation simultanée de bureaux de vote (qui serait tout à fait légale), l’organisation d’une votation populaire pour une assemblée constituante (référendum auto-organisé), ou encore le lancement le jour des différents scrutins de BankRun ciblés sur plusieurs institutions bancaires impliquées dans la crise que nous subissons (un BankRun est mouvement massif de citoyens retirant de la monnaie aux distributeurs un même jour, créant ainsi un effet boule de neige susceptible de priver l’institution financière de liquidités).
Cette dernière idée permet, selon moi, de mettre en lumière le cœur de la domination : la Banque, et d’attirer ainsi l’attention sur ce pouvoir financier tentaculaire et transnational, dont le milieu politico-médiatique n’est en réalité qu’une excroissance…

Entretien réalisé par Jéléna Prtoric

Etudiante en Journalisme – Science-Po Paris

Vincent Vauclin

Préparons la Guerre Sociale

Le 12 Février 2012, peu avant minuit. Un peu moins de 300 individus viennent de salir leur honneur, et de précipiter la Grèce dans le chaos : le Parlement Grec adopte le plan d’austérité exigé par le FMI et l’Union Européenne, tandis qu’Athènes est devenue un champ de bataille où les forces de l’ordre affrontent les dizaines de milliers de grecs descendus dans les rues.

Diminution drastique du salaire minimum, suppression massive de postes de fonctionnaires, nouvelle vague de privatisation, la Grèce s’enfonce dans cette « rigueur » qui affame retraités et enfants, salariés et fonctionnaires.

Une rigueur imposée depuis des mois à la Grèce par le pouvoir bancaire apatride, dont est directement issu Loukás Papadímos, Premier Ministre Grec et ancien salarié de la Goldman Sachs, groupe financier à l’origine d’une grande part des crises spéculatives qui ont secoué l’Europe, et le monde, ces derniers mois.

Un peu plus de 40 ans après le coup d’État du 21 Avril 1967 – qui était déjà fomenté par l’impérialisme anglo-saxon et son bras armé de l’époque, la CIA – la Grèce, berceau de la démocratie, est de nouveau soumise à une véritable dictature qui a entrepris de s’accaparer systématiquement ses richesses au profit de l’oligarchie bancaire dont la BCE et le FMI sont les auxiliaires zélés.

Ce basculement autoritaire est sur le point de gagner le reste de l’Europe. La situation en Grèce préfigure les troubles qui frapperont prochainement notre pays.
Car bien loin de sa promesse de paix et de prospérité, l’Union Européenne s’avère être une véritable machine à broyer les Peuples et à sacrifier leurs patrimoines, au nom d’une Dette qu’elle les força à contracter auprès de créanciers privés, notamment par l’article 123 du Traité de Lisbonne (lui même issu de l’article 104 du Traité de Maastricht, et de la Loi Française du 3 Janvier 1973) qui interdit à tout état membre de l’Union Européenne de s’autofinancer (droit pourtant historique et régalien).

La France, comme la Grèce, est d’ores et déjà soumise à une « cure d’austérité » sans précédent et ce depuis des mois. En France, comme en Grèce, cette « cure » a ceci de particulier qu’elle aggrave le mal au lieu d’y remédier. En France, comme en Grèce, la classe politique dans sa totalité est inféodée aux technocrates européistes, et donc aux lobbies bancaires et financiers transnationaux, dont l’appétit insatiable n’a d’égal que le froid cynisme issu d’un système de valeurs judéo-protestant.

L’illusion démocratique promise par l’Union Européenne s’évapore avec les gaz lacrymogènes sur la Place Syntagma, laissant les regards humides et le goût amer de la souveraineté bafouée.

Dans sa fuite en avant, l’hydre du capitalisme bancaire et financier dévaste une Europe qui renoue désormais avec ses vieux démons totalitaires, préfigurant cette gouvernance globale qui tend à s’imposer au détriment de ce Droit des Hommes si fondamental qu’est la souveraineté.

Nous ne sommes pas contre le système. C’est le système qui est contre nous.

C’est une véritable guerre qui nous est menée, une guerre sociale à laquelle nous devons faire face.

Par la convergence de nos résistances et l’initiative de terrain, nous nous préparerons au choc dont l’imminence ne fait plus aucun doute. Notre réponse ne peut prendre la forme que d’une dissidence économique et politique organisée, coordonnée, et systématique.

Cette guerre sociale, nous l’anticipons, en lançant une guerre de légitimité sans précédent.

Les Grecs se battent, nous les soutenons. Et nous nous battrons, nous aussi.
Car, et je cite l’un des manifestants sur place : « nous préférons la révolte à la misère ».

/

Vincent Vauclin
Coordinateur National de la Dissidence

http://la-dissidence.org

Députés Européens : Pointer, encaisser, repartir

Le 15 Septembre, on fait sauter la Banque !

15 Septembre 2008 : La Banque américaine Lehman Brothers faisait faillite. Cet évènement marqua le début de la « crise financière » des subprimes qui entraînera d’autres faillites d’institutions financières qui avaient investi leurs actifs dans des « produits financiers toxiques ». La panique qui en résulta entraîna les puissances publiques du monde entier à s’endetter de façon colossale, auprès des banques et marchés financiers, pour sauver d’autres banques de la faillite en les renflouant.

Tout naturellement, les Etats qui se sont endettés pour sauver ces banques se sont rapidement trouvés en situation critique de quasi-défaut de paiement. Incapables de se refinancer en faisant appel à l’émission monétaire (procédé jadis naturel puisque régalien, aujourd’hui interdit depuis 1913 aux Etats-Unis, et depuis 1973 en France), ils ont entrepris des « plans de rigueur budgétaire » asphyxiant encore d’avantage l’économie réelle et livrant les patrimoines publics aux spéculateurs, véritables rapaces dont le cynisme n’a manifestement aucune limite. Ce véritable putsch du cartel bancaire trouve en France sa réalisation ultime dans la « règle d’or », dont j’ai eu l’occasion d’évoquer la nature abjecte dans un article précédent, « Instituer la règle d’or : Abattre l’arbre des possibles« .

Ce rapide résumé de la situation ne peut que révolter les citoyens sincères qui ne peuvent se résoudre à voir la souveraineté de la France ainsi livrée aux spéculateurs apatrides ;  il ne peut qu’exaspérer les millions de travailleurs Français qui sont contraints, quotidiennement, de verser une part grandissante du fruit de leur labeur à l’Etat, Etat qui, dans une posture schizophrène (et coupable), continuera à ponctionner notre Peuple pour enrichir des institutions financières et contribuer de ce fait à pérenniser un système absurde qui détruit l’économie réelle et les patrimoines publics.

Face ce putsch bancaire, nous devons résister. Cette guerre de la Banque, contre les Peuples qu’elle entend mâter, met en lumière la totale inadaptation des moyens classiques de résistance politique. Ce n’est pas par des manifestations ou par de quelconques pétitions que nous ferons plier un pouvoir bancaire aux ramifications nombreuses et aux auxiliaires zélés. Et c’est parce que nous sommes désarmés, et donc désemparés, que l’oligarchie politico-financière peut se livrer à ce pillage abjecte.

Cette analyse, je ne suis pas le premier à la faire, et elle fut notamment exprimée à l’occasion du premier BankRun organisé, le 7 Décembre 2010, qui eu un succès relatif mais qui eu au moins le mérite de poser les jalons d’une nouvelle forme de résistance, en ébauchant ce que pourrait être une dissidence économique organisée.

En ces temps d’imposture politique, où les gouvernements et le pouvoir bancaire travaillent ensemble aux pillages des Nations et à la destruction des souverainetés populaires, il semble urgent d’organiser la riposte populaire, par une dissidence économique et politique organisée et coordonnée, comme nous avons commencé à le faire par le Projet Spartacus.

Le 15 Septembre prochain, 3 ans jour pour jour après la faillite de Lehman Brothers, nous réaliserons un nouveau BankRun. Nous devrons nous mobiliser en masse, mobiliser nos réseaux respectifs, et converger dans cette action commune de dissidence économique : fermer nos comptes et livrets bancaires, retirer un maximum d’argent aux distributeurs de billets, et créer ainsi un « effet boule de neige » susceptible de s’accentuer, de s’autoalimenter, pour menacer véritablement le pouvoir bancaire en le privant de liquidités.

J’espère pouvoir compter sur le soutien des organisations Françaises de résistance, sur celui des sites internets et des blogs, pour relayer cet évènement. Tous les dissidents Français sont invités à y participer activement, à diffuser ce message, par mails ou par les réseaux sociaux. Sur le terrain, les Brigades de la Dissidence vont propager ce message par le biais d’une affiche réalisée spécialement pour l’occasion.

Le BankRun du 15 Septembre devra être une action de grande ampleur, concrétisant notre volonté de dissidence économique et notre résistance à l’hégémonie du pouvoir bancaire.

Le 15 Septembre, on fait sauter la Banque !

/

Vincent Vauclin, le 29 Aout 2011

/

L’Appel du 20 Juillet : pour une Dissidence Française

La ruine de la nation Française, et son déclin évident, n’est pas le fruit d’un hasard, ou d’une quelconque malédiction. Les divisions de son Peuple, la malhonnêteté de sa classe politique et les manœuvres d’une véritable oligarchie participent à cet effondrement historique que nous peinons pour le moment à cerner en totalité.

Partout la frénésie de l’idéologie du chaos s’abat, et partout nous en constatons les conséquences. Nous voyons combien notre économie, et l’ensemble des structures sociales qu’elle sous-tend, s’abîme dans une logique importée : celle de la concurrence de tous contre tous, celle du productivisme, celle de l’exploitation sans limite, celle de la dictature de la dette. Nous constatons combien notre patrimoine culturel, moral et éthique, s’érode sous les assauts répétés de nouveaux principes véhiculés par l’idéologie dominante, ceux de l’individualisme et de la superficialité, ceux d’une anomie qui désagrège les piliers fondamentaux de notre société. Nous percevons la profonde dérive qui a perverti la République, vidant de sa substance une démocratie qui se résume désormais à une triste caricature qui ne trompe plus personne. Nous subissons l’intégration forcée dans une Union Européenne que nous avions rejeté, et dont la nature va à l’encontre de notre identité, bafouant une souveraineté pour laquelle nous avons combattu durant des siècles. Nous réalisons le degré gigantesque des bouleversements écologiques qui émanent d’un système fondamentalement destructeur, et dont la caractéristique première est d’aller à l’encontre de la Vie, sous toutes les formes qu’elle revêt, de la détruire dans une célébration quotidienne de la mort, de l’inanimé.

Comprenons bien que le monde d’aujourd’hui ne laisse aux consciences dignes qu’une possibilité, celle de l’insoumission. Notre honneur, aujourd’hui, s’appelle dissidence. Nous savons que nous n’avons rien à attendre des élections à venir : le Peuple les a déjà perdu. Nous savons que face aux trahisons conjointes des organisations partisanes ou syndicales, la France ne peut compter que sur le soulèvement populaire pour renverser le cours de l’Histoire. Notre nation nous appelle, face à la dictature hédoniste et insupportable du capitalisme, qui résume l’humain à un consommateur fanatique, et qui a entrepris de saccager cet édifice de symboles, et de signes, qu’était l’Homme civilisé.

J’adresse aujourd’hui un appel solennel aux Français de toutes tendances, de toutes confessions, et de toutes origines. Je m’adresse à chacun d’entre vous, héritiers de la France combattante et révolutionnaire, populaire et laborieuse. Levons-nous. Sortons des logiques qui nous ont été imposées. Débarrassons-nous des intermédiaires, qu’ils soient politiques ou économique. Reprenons l’initiative.

J’appelle à la dissidence de chacun, à la résistance individuelle et collective face à la tyrannie du monde marchand et de l’idéologie de la décadence. Soutenons des initiatives économique locales et alternatives, désertons les bureaux de vote, clôturons nos comptes bancaires, lançons une assemblée constituante. Désobéissons. Organisons notre résistance. Coordonnons nos efforts.

L’oligarchie anachronique qui s’est accaparé l’ensemble des leviers du pouvoir devra dorénavant faire face à une dissidence insaisissable et multiforme. De façon méthodique et systématique, nous combattrons ce pouvoir sous toutes ses facettes. Notre stratégie est aussi imparable que redoutable. Cesser de cautionner le Système, c’est le condamner.

Nous refusons la mascarade électorale, et la corruption de nos consciences. L’oligarchie s’est lancée dans une guerre contre notre Peuple. Aujourd’hui, nous organisons notre riposte.

Vincent Vauclin, Dissident Français

Le 20 Juillet 2011

SIGNEZ L’APPEL DU 20 JUILLET

Juncker : « Vous devez mentir quand cela devient important »

Der Spiegel a annoncé vendredi 6 mai 2011 que, selon des sources gouvernementales allemandes, la Grèce avait menacé de quitter la zone euro peu avant la tenue d’une réunion secrète des ministres des Finances de la zone euro le jour même dans la ville de Luxembourg.

Contrepoints.org a été le premier site d’information généraliste en langue française à relayer cette information.

La réunion fantôme

Cette nouvelle a provoqué une forte baisse du cours de l’euro et les responsables de l’UE, ainsi que les gouvernements grec et allemand, n’ont pas tardé à démentir le contenu de l’article.

Aussitôt, de nombreux journalistes ont contacté Guy Schuller, porte-parole du Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, l’homme qui est aussi à la tête du Conseil des ministres des Finances de la zone euro.

Par oral et par écrit, M. Schuller a affirmé à plusieurs reprises qu’aucune réunion de l’Eurogroupe n’avait lieu ce soir-là.

Nous savons maintenant qu’il y avait bien une réunion de l’Eurogroupe ce vendredi 6 mai à Luxembourg. Officiellement, bien sûr, la sortie de la Grèce de l’euro n’était pas à l’ordre du jour. M. Schuller a ultérieurement précisé qu’on lui avait demandé de mentir en niant l’existence de cette réunion afin de préserver le cours de l’euro à Wall Street.

Pourquoi mentir ?

Prié de dire si une telle désinformation délibérée saperait à l’avenir la confiance des marchés dans les déclarations de l’Eurogroupe, M. Schuller a répondu « pas du tout », en précisant que les marchés n’avaient déjà pratiquement aucune confiance dans les déclarations des responsables européens.

M. Schuller a même illustré ses propos en disant que lorsque M. Juncker, ou Jean-Claude Trichet de la Banque Centrale Européenne, ou le ministre français des Finances Christine Lagarde disent quelque chose aux marchés, « personne ne semble le croire ».

Informer les marchés et leur mentir quand cela devient important

Jean-Claude Juncker a été président de l’Eurogroupe depuis 2005. La responsabilité principale de cette fonction est d’informer les marchés de la santé financière et économique de la zone euro.

Cela n’étonnera pas les lecteurs réguliers de Contrepoints mais M. Juncker a l’habitude de mentir dans le cadre de ses fonctions. Il est cependant plus rare qu’un politique exprime clairement son soutien pour la pratique du mensonge.

C’est ce que fait M. Juncker dans cette vidéo, filmée lors d’une conférence tenue au mois d’avril 2011, où il déclare que « lorsque cela devient important, vous devez mentir ».

L’évènement : 1er Mai 2011 – Publication du Manifeste de la Dissidence Française

Ce 1er Mai 2011 marque la publication du Manifeste de la Dissidence Française, dont le travail collectif de rédaction a été entrepris il y a plus de deux mois.

Dès le départ, l’objectif des co-rédacteurs de l’ouvrage a été de s’inscrire dans une démarche constructive, afin d’offrir un projet clair et cohérent, efficace et alternatif.

C’est aujourd’hui chose faite.

Au carrefour de plusieurs influences complémentaires, cet ouvrage se veut avant tout fédérateur : c’est un projet de résistance, d’unité et de dépassement du capitalisme. Dans la lignée du Conseil National de la Résistance, nous faisons le choix de nous débarrasser des divisions et des querelles idéologiques pour faire front face à l’exploitation, à l’oppression des consciences, à un Système en phase terminale. La situation de notre pays, ravagé par un capitalisme prédateur et inhumain, ne doit pas simplement nous interpeller, ou nous indigner : elle doit nous rappeler que c’est dans un tel contexte que sombrent les démocraties, que s’estompent les valeurs de l’humanisme.

Le Manifeste de la Dissidence Française est un projet pour relever la France, pour rompre avec la logique de déclin dans laquelle une oligarchie entend enfermer notre nation. Cet ouvrage de 35 pages est mis gratuitement à la disposition de chacun, en version intégrale. Nous comptons sur chacun d’entre vous pour le diffuser massivement, et faire de ce projet un étendard autour duquel notre Peuple pourra se rassembler, dans un nouvel élan de Résistance.

Pour téléchargez gratuitement et intégralement le Manifeste, rendez-vous sur le site de la Dissidence !

Corruption au Parlement Européen

 

Un "Parlement" qui n’a aucune légitimité, totalement corrompu et à la solde des puissants lobbies de la finance, de l’industrie, de l’agroalimentaire…

Sortons de l’Union Européenne !

La Campagne contre l’Europe Totalitaire mobilise les automobilistes !

Le combat contre l’Union Européenne se mène sur tous les terrains, y compris sur les routes !

Ainsi, c’est aux automobilistes que nous nous adressons aujourd’hui en leur demandant de participer à un grand mouvement de désobéissance et de résistance, par un acte très concret : en refusant d’afficher ce « drapeau » européen qui n’a aucune légitimité ! Il s’agit tout simplement de le recouvrir sur vos plaques d’immatriculation par un simple morceau de scotch bleu !

Plus nous serons nombreux à participer à cet acte de désobéissance, plus nous montrerons que le Peuple Français rejette massivement l’Union Européenne, dans ses moindres symboles !

 

 

 

 

"La désintégration de la Belgique est un microcosme de l’ensemble de l’UE"

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.